La gueuse
la gueuse,
agacée des derniers chemins pris par mégarde
par mes yeux mon esprit ou mon âme,
dériva sans mot dire
au courant de ma vigilance
jusqu’à ces pas brefs et glacés
qui peuplent à jamais mon enfance
la gueuse,
pétrie de mon refus de la voir ou entendre
ou sentir approcher dans le noir,
s’arma de souffles courts
(de poitrinaires lances)
pour s’emparer de mon enfance
des gracieuses torsades
des jours et nuits de ma vie et d’amour