les couleurs m’ont berné
les couleurs m’ont berné
trop longtemps : c’est autre
et attirant les rondeurs
m’ont berné trop longtemps
c’est rond c’est réconfortant
à quelle obscurité tremper mon désir fou ?
les muscles m’ont raclé
l’intérieur du ventre les rires
gênés des contorsions trop claires
sur ma chaise devant lui et Dieu
on ne pouvait que rater sa rousseur
à quelle intimité boirai-je l’autre sang ?
mes genoux durs
ma tête molle
ont perdu l’art de s’échanger
soi-disant rien : et pourtant
je n’ai jamais cessé de t’attendre
à quelle pierre heurter mon front pour toi ?
22/06/09